En ce temps-là, les religieux de l'ordre de Saint-Dominique avaient déjà considéré la triste vie et la très rude captivité que les naturels de cette île subissaient, et comme ils périssaient, les Espagnols qui les possédaient ne commençant à se soucier davantage d'eux que s'ils étaient des animaux inutiles que lorsqu'ils étaient morts, car alors ils leur faisaient défaut, pour extraire l'or des mines et pour les travaux des champs ; ils n'en montraient pas pour autant plus de compassion ni de douceur envers ceux qui restaient, et continuaient à les opprimer, à les maltraiter et à les faire périr avec autant de rigueur et de dureté que précédemment. Il y avait à ce sujet différents degrés chez les Espagnols, car les uns étaient de la plus grande cruauté, sans aucune pitié ni miséricorde, et seulement attentifs à s'enrichir par le sang de ces malheureux.
En ce temps-là, les religieux de l'ordre de Saint-Dominique avaient déjà considéré la triste vie et la très rude captivité que les naturels de cette île subissaient, et comme ils périssaient, les Espagnols qui les possédaient ne commençant à se soucier davantage d'eux que s'ils étaient des animaux inutiles que lorsqu'ils étaient morts, car alors ils leur faisaient défaut, pour extraire l'or des mines et pour les travaux des champs ; ils n'en montraient pas pour autant plus de compassion ni de douceur envers ceux qui restaient, et continuaient à les opprimer, à les maltraiter et à les faire périr avec autant de rigueur et de dureté que précédemment. Il y avait à ce sujet différents degrés chez les Espagnols, car les uns étaient de la plus grande cruauté, sans aucune pitié ni miséricorde, et seulement attentifs à s'enrichir par le sang de ces malheureux.






